Sous la pression de sérieuses tensions budgétaires au regard de l’environnement économique difficile de la sous-region, les chefs d’états se sont retrouvés à Yaoundé autour de S.E Paul BIYA, Président de la République du Cameroun pour prendre des dispositions urgentes afin que les signaux d’alertes préocupantes imputées aux dérapages internes à chaque état sur la gestion des ressources et aux défaillances dans la mise en place commune d’une politique monétaire souveraine pour éviter une dépendance permanente et contraignante des institions de Bretton Woods.
L’expérience et le tempérament du Président Paul BIYA ont permis d’anticiper sur les conséquences des tensions financières que subissent les pays de la sous-région d’Afrique Centrale en convoquant une séssion extraodinnaire des chefs d’etats de la CEMAC pour évoquer les difficultés rencontrées sur la mise en oeuvre des différentes politiques budgétaires propre à chaque état, afin d’hamoniser les actions avant une mise en oeuvre commune pour permettre de redresser une situation qui se dégrade au fil des jours au regard des différents chocs occasionnés par une instabilité sécuritaire mondiale ayant entrainé des crises qui affectent l’humanité toute entière. Trois chefs d’etats , Clotaire Oligui NGUEMA du Gabon, Theodoro OBIANG NGUEMA de la Guinée Equatoriale, Faustin Archange TOUADERA de la République Centrafricaine, Président en exercice de la CEMAC, ont répondu présents ainsi que les deux représentants des présidents Mahamat Idriss DEBY et Denis SASSOU NGESSO. Ils ont ensemble jeté un regard froid sur la situation économique dégradante de la sous-region et des mesures palliatives concrètes ont été annoncées dans le communiqué final qui a marqué la fin des travaux au palais de l’Unité de Yaoundé. Une délégation du Fond Monitaire International (FMI) composée de la Cheffe de mission pour la CEMAC Geneviève Verdier et du Directeur du département Afrique du FMI Abebe Selasie ainsi que des représentants de la Banque Mondiale ont assidûment pris part aux travaux de Yaoundé. Ce qui laisse un goût amer auprès des observateurs avertis qui estiment que les problèmes de l’Afrique ne peuvent être gérés avec efficacité et sincérité que par des dignes enfants de l’Afrique.
Les Chefs d’Etats après leur bref séjour en terre camerounaise, ont après avoir pris la pleine mesure des responsabilités qui sont les leurs par rapport aux enjeux économiques de la sous-région d’Afrique Centrale, ont reçu chacun un présent de leur hôte pour marquer d’une pierre précieuse leur passage au Cameroun. Les responsabilités étant énormes, les présidents sont appelés à prendre des decisions fermes et communes pour sortir la sous-région de la dépendance dans laquelle elle a été emprisonnée.